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Représentations de Bouddha : du respect aux polémiques

Tatouages, décorations, bars… voici comment l’image de Bouddha est souvent utilisée de manière irrespectueuse et inappropriée.

94% des Thaïlandais se déclarent bouddhistes : du calendrier bouddhique aux temples en passant par les amulettes, la religion rythme la vie en Thaïlande et les représentations de Bouddha sont, au quotidien, omniprésentes.

Le prince Siddhartha devenu Bouddha

Il y a environ 2500 ans en Inde, Bouddha est né prince sous le nom “Siddharta”. Lors de la célébration de sa naissance, de nombreux érudits brahmanes ont prédit que l’enfant deviendrait un grand roi ou un chef religieux suprême : mais pour le brahmane Kondanna, Siddharta deviendra un Bouddha.

À l’âge de 35 ans, il aurait atteint l’illumination et formulé les principes fondateurs du bouddhisme, composé des Quatre Nobles Vérités menant les individus à la libération définitive – reconnaissance de la souffrance, ses causes, cessation de la souffrance, voie conduisant à la cessation de la souffrance.

A l’âge de 80 ans (en 543 avant JC, date à laquelle commence la calendrier bouddhiste luni-solaire), il décède, en atteignant par la suite l’état de « Nirvana ».

Ce terme désigne « l’achèvement ultime » de la fusion et de l’illumination, qui permet de se libérer de toute souffrance, et pour toujours du cycle éternel de la mort et de la réincarnation, sort réservé au commun des mortels.

Profanation de l’image de Bouddha

En 2017, deux Américains ont fait la une de la presse internationale après avoir pris une photo de dos, leur pantalon baissé, devant le temple bouddhiste Wat Arun.

Un manque de culture qui aurait pu coûter cher…

Ces touristes ont dû payer une amende importante avant d’être expulsés du pays, évitant de peu l’accusation de violation de l’article 206 de la loi thaïlandaise, qui punit l’insulte ou la diffamation d’une religion, d’une peine pouvant aller jusqu’à sept ans d’emprisonnement et/ou jusqu’à 14000 bahts d’amende.

Les bouddhistes utilisent des images de Bouddha pour remercier, rendre hommage à cette personne sacrée et se rappeler ses enseignements.

Si Bouddha est symbole de compassion, de paix et d’harmonie, autour du monde, le père fondateur du Bouddhisme est souvent utilisé à tort comme objet de décoration ou tatouage, offensant bon nombre de Thaïlandais.

Un tatouage de Bouddha

Connaître Bouddha

L’Organisation Connaître Bouddha, – Knowing Buddha Organisation (KBO) en anglais – créée en 2012 par Acharavadee Wongsakon, souhaite informer les personnes et lutter contre l’utilisation inappropriée des symboles religieux comme art bouddhiste.

“ Vous admirez Bouddha et vous êtes fait un tatouage de lui : vous finissez par l’emmener dans de nombreux endroits où il ne devrait pas aller. Selon les enseignements de Bouddha, le corps est sale et impur. Vous ne mélangez pas la pureté avec la saleté. Vous vous engagez dans une activité sexuelle, allez aux toilettes, buvez, faites la fête, jurez et vous avez toujours Bouddha sur vous. Le corps est impermanent, mais Bouddha est une illumination permanente.” a déclaré Pattadon Sangduen, assistant directeur de KBO.

Les images de Bouddha ne doivent pas se trouver sur des objets du quotidien – serviettes de table, éponge, chaussures, jouets, décoration – et son nom de doit pas être utilisé à des fins commerciales.

Si vous estimez que les images de Bouddha vous aident à ressentir la paix et l’harmonie, sa statue doit être placée à un niveau supérieur au sol, mais pas comme objet de décoration.

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