Bangkok Airport

La Thaïlande applique dès aujourd’hui de nouvelles règles de visa. Durées de séjour, exemptions et procédures changent : voici l’essentiel pour préparer votre voyage.

C’est désormais officiel : le séjour de deux mois sans visa automatique, c’est fini. La Thaïlande met fin aujourd’hui (le 15 septembre) à son régime d’exemption de visa de 60 jours et revient à une durée de 30 jours pour les ressortissants de 60 pays dont la France.

Ce qui change maintenant

Depuis juillet 2024, les voyageurs français bénéficiaient d’un séjour sans visa de 60 jours à leur entrée en Thaïlande, un dispositif pensé pour relancer le tourisme après la pandémie. À partir du 15 septembre, ce délai est ramené à 30 jours pour un usage strictement touristique. Le tampon d’entrée reste gratuit et ne nécessite toujours aucune démarche préalable en consulat : il s’agit d’une exemption de visa, pas d’un visa Thaïlande à proprement parler.

Qui est concerné par la réforme

Le nouveau dispositif répartit les nationalités en plusieurs catégories. Soixante pays et territoires, parmi lesquels la France, la Belgique, la Suisse, les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie, se voient attribuer une exemption touristique de 30 jours. Deux nationalités, Maurice et les Seychelles selon les textes publiés, passent à une exemption de 15 jours, tandis que trois autres restent soumises au visa à l’arrivée.

Cette clarification met fin à l’ambiguïté qui existait depuis l’annonce initiale de la réforme en mai dernier, lorsque le Conseil des ministres thaïlandais avait validé le principe d’un retour aux 30 jours pour les 93 pays et territoires jusque-là couverts par le régime de 60 jours.

Une extension reste possible sur place

Le changement ne prive pas totalement les voyageurs de la possibilité de rester deux mois sans visa spécifique. Comme c’était déjà le cas avant 2024, une extension de 30 jours supplémentaires peut être obtenue directement auprès d’un bureau d’immigration thaïlandais, moyennant environ 1 900 THB et le dépôt d’un formulaire TM7. Le séjour maximal sans visa passe donc de 90 à 60 jours au total, à condition d’effectuer cette démarche sur place.

Le gouvernement justifie cette réforme par un besoin de mieux encadrer les usages détournés de l’exemption de visa. Les autorités pointent notamment la pratique des visa runs, l’utilisation de séjours prolongés pour monter des sociétés-écrans ou exercer une activité non déclarée, ainsi que certains cas d’activités illégales facilitées par la durée généreuse du dispositif.

Ce que ça change pour un voyage en Thaïlande

Pour un séjour touristique classique de deux à trois semaines, cette réforme ne change rien à l’expérience du voyageur : passeport valide au moins six mois, Thailand Digital Arrival Card à remplir en ligne dans les 72 heures précédant l’arrivée, et éventuellement un billet de sortie du territoire suffisent toujours. C’est surtout pour les voyageurs qui avaient pris l’habitude d’enchaîner deux mois complets sans démarche que le changement se fait sentir : au-delà de 30 jours, il faudra désormais soit demander l’extension sur place, soit envisager un visa touristique classique dès la préparation du voyage.

Pour les cas plus spécifiques, retraite, télétravail ou installation durable, notre guide complet des visas pour la Thaïlande en 2026 détaille les alternatives disponibles, du DTV au visa non-immigrant.

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