Avec un nombre de touristes à la baisse depuis la pandémie de covid-19, la Thaïlande cherche activement à relancer son économie touristique. Ce secteur occupe une part importante du PIB du pays, représentant environ 15%.
En 2024, la Thaïlande a atteint plus de 35 millions de touristes, allant au-delà de l’objectif fixé pour cette année-là. Cependant, ce chiffre n’atteint pas le record de 39 millions de 2019. En 2025, la Thaïlande ambitionne d’accueillir un total de 38 millions de voyageurs. Pour relever ce défi ambitieux, le pays est à la recherche de nouvelles perspectives comme le développement du secteur du bien-être.
La culture et les traditions thaïlandaises au coeur de l’industrie du bien-être
La Thaïlande ambitionne en effet de devenir la destination bien-être de référence. Divisée en 11 segments, cette industrie regroupe notamment le développement du tourisme du bien-être mais également la promotion de sa gastronomie ainsi que la culture d’herbes médicinales.
Ces aspects passent par la mise en avant de la notion de “Thainess”, se traduisant par le mode de vie traditionnel thaïlandais, basé sur le respect de la nature. Également, le développement de cette industrie fait suite à un changement de mentalité.
De nos jours, de plus en plus de personnes aspirent davantage à adopter des pratiques saines dans le but de prolonger leur espérance de vie. Deux notions essentielles émergent : la longévité et la pleine conscience.
En lançant un plan national pour multiplier les centres de bien-être, la Thaïlande vise à répondre aux demandes de cette nouvelle clientèle. A ce jour, 2198 espaces de bien-être ont été répertoriés à travers le pays, dont 96 bénéficiant de la certification “Thainess Wellness Destination”.
Cette dernière crédibilise l’authenticité et la qualité des services proposés par les centres qui l’arborent. Basée sur 9 critères dont la promotion de l’architecture thaïlandaise ou encore de la langue, de la culture et des arts thaïlandais, elle n’est en effet décernée que si les centres éligibles les remplissent.
Patom ou la promesse d’un tourisme durable
Parmi ces destinations bien-être il y a notamment la village organique Patom, située à Nakhon Pathom, à moins d’une heure de trajet en bus depuis la capitale. Issue d’une entreprise familiale, elle accueille les visiteurs venus se ressourcer, dans un cadre bucolique évoquant une campagne d’un autre temps.



L’endroit offre une douzaine d’activités manuelles, incluant la plantation de riz, la fabrication artisanale de “Yahom” (inhaleur typique thaïlandais), ou encore la confection d’huile à partir de produits naturels.
Au-delà de ce village organique, Patom, dont le PDG est Anak Navaraj propose une large gamme de produits solidaires et respectueux de l’environnement. L’entreprise collabore en effet avec des fermiers, et les incite à adopter des pratiques écologiques. 3% des bénéfices générés par la société sont chaque année reversés à la fondation Sookjai, visant à aider les agriculteurs à vendre et à vivre.
Dans le cadre de cette économie circulaire, Patom s’illustre comme une marque ancrée dans le développement durable et témoigne des nouvelles dynamiques touristiques vers lesquelles s’oriente la Thaïlande.
Le soft-power thaïlandais au coeur des initiatives de développement
Le pays du sourire ambitionne de continuer dans cette voie, en mettant notamment en place le projet “Healthy city models”, pensé par le Ministère de la santé publique. Cette initiative aurait pour but d’encourager un mode de vie sain, ainsi qu’un bien-être mental et physique. Par ailleurs, dans la continuité de la promotion de son soft power, le pays aurait l’intention de développer les industries de la mode et de la musique pour les années à venir.
Note : cet article repose en partie sur des informations recueillies lors d’un voyage de presse organisé par le Département des Relations Publiques du gouvernement thaïlandais.






1 comment
De belles paroles, mais il n’y aucun acte réalisé par les différents gouvernements. Il n’y aucune volonté gouvernemental de faire ce qu’il dit. Il n’a donné aucune entreprise pratiquant ce modèle économique. Paroles, paroles
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