Cette fois il n'y a pas de doute, l'épreuve de force aura bien lieu, même si d'après les déclarations des principaux dirigeants de l'UDD (Union pour la democratie contre la dictature) , elle devrait être non violente. Le gouvernement thaïlandais a exclu de négocier avec Thaksin Shinawatra, dont les partisans promettent une manifestation massive à Bangkok.
Cette fois il n'y a pas de doute, l'épreuve de force aura bien lieu. Le gouvernement thaïlandais a fermement exclu de négocier avec Thaksin Shinawatra, dont les partisans promettent une manifestation massive à Bangkok à partir de samedi, après la saisie par la justice de plus de la moitié de la fortune de l'ex-Premier ministre.
Le porte-parole de l'Armée thailandaise Sansern Kaewkamnerd a confirmé hier le vol d'un certain nombre d'armes et de munitions, dans une caserne de la région de Phatthalung, mais n'a pas donné de détails sur le nombre d'armes volées.
La fortune de M.Thaksin en Thaïlande, estimée à 76,6 milliards de bahts (1.8 milliards d'euros), a été mise sous séquestre après le coup d'Etat militaire de septembre 2006 car Thaksin et plusieurs de ses proches sont accusés d'abus de pouvoir.
Le mouvement d'opposition thaïlandais, le Front uni pour la démocratie contre la dictature (UDD) a annoncé mercredi un rassemblement de masse dans la capitale thaïlandaise à partir du 12 mars. Le groupe qui défend un retour de M.Thaksin aux affaires espère rassembler un million de manifestants pour renverser le gouvernement Abhisit Vejjajiva , ou l'obliger à convoquer de nouvelles élections.
La menace des "chemises rouges" est-elle exagérée par les médias ? Pour le moment les fait d'armes des partisans de Thaksin sont pour le moins assez modestes : une brève occupation de rue en face du siège de la police dans Sukhumvit, et la fermeture du siège central de la Bangkok Bank sur Silom Road.
Thaksin réussira t-il à déstabiliser l'actuel gouvernement, en mobilisant suffisamment de ses partisans pour occuper une nouvelle fois la rue ? Une chose est certaine : il semble bien décidé à jour le tout pour le tout à l'approche du verdict de la Cour Suprême de Thaïlande, qui doit rendre ...
Depuis le coup d'Etat militaire qui a mis fin au gouvernement de Thaksin Shinawatra il y a trois ans, la Thaïlande a connu une période d'instabilité politique chronique. Trois Premier ministres se sont succédés à la tête du royaume, mais aucun d'entre eux n'a réussi à imposer durablement son autorité et à empêcher les manifestations de rue de l'opposition.
Près de trois ans après la coup d'État qui a mis fin au gouvernement de Thaksin, la Thaïlande n'a pas réussi à retrouver une véritable stabilité politique, et reste un pays profondément divisé, toujours dans l'attente d'une solution durable qui permette de réconcilier les deux camps en présence.
En théorie rien n'empêche le monarque qui règne sur la Thaïlande depuis plus de 60 ans, de gracier qui bon lui semble, y compris un ex-premier ministre condamné pour corruption à deux années de prison. En pratique, c'est infiniment peu probable.