La thèse selon laquelle les manifestations des chemises rouges (UDD) ont été financée par des dons "populaires", et que personne n'a été payé pour venir occuper le centre de Bangkok pendant 5 semaines, risque de ne pas tenir très longtemps.
Scènes de pillages, couvre-feu et incendies volontaires : les chemises rouges sont en roue libre dans la capitale thailandaise qui offre le spectacle d'une ville en état de siège livrée à la violence gratuite de petites bandes armées.
Qu'on le veuille ou non, l'image de la Thaïlande, celle d'un pays harmonieux et uni derrière son monarque bien aimé, appartient désormais à l'histoire. La violence du conflit, les armes, et la volonté d'en découdre des manifestants contraste brutalement avec l'image pacifique et paisible que la plupart des touristes conservent, malgré tout, des Thaïlandais.
Que cherchent vraiment l'UDD et les "chemises rouges" en prolongeant leur mouvement, et en occupant la position stratégique du quartier des affaires de Bangkok ? De la réponse à cette question dépend en grande partie l'issue de la partie de poker menteur qui se joue en ce moment en Thaïlande.
Maintenant que le « jour du jugement » est passé, et que les « chemises rouges » n’ont pas mis la Thaïlande à feu et à sang, il est peut-être temps de prendre un peu de recul. La décision de la Cour Suprême mérite d’abord d’être saluée, dans le sens que ses motivations sont clairement juridiques, ce qui permet ainsi à Thaksin et à sa famille de préserver une partie de son capital, et de sauver la face.
La cour a déclaré que 1,4 milliard de dollars (1.05 milliards d'euros) ont été acquis illégalement à travers ce qui constitue un conflit d'intérêts lorsque M. Thaksin a été Premier ministre. Les fonds avaient été gelés après que le gouvernement élu de M. Thaksin a été renversé par un coup ...
La fortune de M.Thaksin en Thaïlande, estimée à 76,6 milliards de bahts (1.8 milliards d'euros), a été mise sous séquestre après le coup d'Etat militaire de septembre 2006 car Thaksin et plusieurs de ses proches sont accusés d'abus de pouvoir.
Depuis que la crise politique a débuté en 2006 en Thaïlande, plusieurs groupes ont tenté de s'opposer à la domination de Thaksin et de ses alliés sur la vie politique thaïlandaise. En vain. Rarement un absent aura été aussi présent depuis son éviction par un coup d'État militaire en septembre 2006.
"L'économie bien progressé en Thaïlande, mais je pense que les enjeux politiques sont toujours là", a déclaré Abhisit en marge du Forum économique mondial de Davos auquel il participe depuis le début de la semaine.
Thaksin réussira t-il à déstabiliser l'actuel gouvernement, en mobilisant suffisamment de ses partisans pour occuper une nouvelle fois la rue ? Une chose est certaine : il semble bien décidé à jour le tout pour le tout à l'approche du verdict de la Cour Suprême de Thaïlande, qui doit rendre ...