Motion de censure, manifestations quotidiennes de l’opposition et inflation galopante: le gouvernement Samak se trouve dans une position difficile. Presque deux ans après le coup d État de septembre 2006, la situation en Thaïlande apparaît plus imprévisible que jamais. Personne ne croit en la longévité de l’actuel gouvernement, dont le premier ministre est un homme politique usé ne jouissant d’aucune crédibilité.

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L’alliance du peuple pour la démocratie ( People’s Alliance for Democracy), coalition anti Thaksin, appelle à une grande manifestation dimanche prochaine dans le centre de Bangkok, autour du Democracy Monument pour protester contre une éventuelle modification de la Constitution thaïlandaise. Lire la suite

Trois ans de crise politique, un coup d’Etat militaire en septembre 2006 et, plus récemment, une élection générale, n’ont pas changé grand chose à la situation politique en Thaïlande.
Rarement un homme politique absent et banni de son pays aura été aussi bavard: en exil, poursuivi par la justice de son pays, son parti dissout et ses biens mis sous séquestre, Thaksin a toujours continué à faire la une de l’actualité en Thailande. De ce point de vue le bilan du nouveau gouvernement est un échec total : non seulement l’ex premier ministre n’a rien perdu se sa popularité auprès de son électorat, mais le PPP (People Power Parti) qui se réclame de lui,a remporté haut la main les élections.

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thaksin_man La nouvelle doit encore être confirmée par Thaksin lui même aujourd’hui à midi, mais elle doit déjà provoquer pas mal de grincements de dents chez les militaires thaïlandais qui ne comptaient sans doute pas le revoir si tôt. L’ancien premier ministre Thaksin Shinawatra pourrait retourner dans son pays au plus tard cette semaine pour se défendre contre les accusations de corruption.

Un site Internet pro-Thaksin, Hi-Thaksin.net, a déjà exhorté ses partisans à se rassembler à l’aéroport de Suvarnabhumi, jeudi matin pour “accueillir le Premier ministre Thaksin Shinawatra, que nous aimons, et dont on attend le retour depuis plus d’un an”. Lire la suite

Bhumibol-Adulyadej Le roi de Thaïlande a approuvé la nomination de Samak Sundaravej, 72 ans, chef du Parti du pouvoir du peuple (PPP), comme 25e Premier ministre de Thaïlande, officialisant ainsi la victoire des partisans de M.Thaksin aux premières élections depuis le putsch de septembre 2006.

Cette décision n’a sans doute pas été très agréable à prendre pour le roi de Thaïlande Bhumibol Adulyadej, qui a fêté cette année son 80e anniversaire et qui est immensément révéré par ses sujets qui se tournent systématiquement vers lui en temps de crise.

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samak Un coup d’état pour rien ? Ca en a tout l’air car le Parti du pouvoir du peuple (PPP), est bien le vainqueur des élections législatives du 23 décembre, et il s’agit de fait d’une victoire par procuration de Thaksin, déposé par un coup de force des militaires en septembre 2006.

Plus encore, l’annonce d’une coalition gouvernementale de six partis pourrait bien se révéler suffisament stable pour durer, puisqu’elle controlera 315 sièges sur les 480 que compte le parlement. Une configuration assez inconfortable pour le Parti Démocrate, deuxième parti dans l’élection générale avec 165 sièges, et obligé de faire cavalier seul dans l’opposition.

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CIA L’affaire des prisons clandestines de la CIA avait été révélée par le Washington Post en novembre 2005 et fermement démentie par le gouvernement de l’époque. Aujourd’hui un nouveau témoignage vient relancer le débat.

Le Washington Post a rapporté hier que le chef de la station de la CIA à Bangkok a envoyé un câble classé top secret à la fin de 2005, qui demande la permission de détruire les bandes vidéo “enregistrées dans les prisons secretes de la CIA en Thaïlande, qui montreraient des agents de renseignements utilisant la noyade simulée pour extraire des informations de suspects membres d’al-Qaïda ».

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Voilà une nouvelle qui a probablement fait grimacer les généraux thailandais. Thaksin Shinawatra a déclaré dans une une interview à la chaîne de télévision thaïlandaise TITV qu’il voudrait retourner en Thaïlande en avril 2008. Il s’agirait bien entendu du nouvel Thai ou Songkran (nouvel an traditionnel de la Thaïlande du 13 au 15 avril).

Thaksin n’a donc pas attendu très longtemps avant de tirer les conséquences de la victoire du PPP aux élections du 23 décembre dernier. Son retour en Thailande risque cependant de renforcer le climat conflictuel qui règne depuis quelques années.

Thaksin Shinawatra, tout comme 111 cadres de l’ancien parti au pouvoir, Thai Rak Thai, ne peut exercer d’activités politiques pendant cinq ans suite à la dissolution de son parti en mai pour fraudes électorales. En outre une des questions délicates à régler pour le futur gouvernement sera de décider quel suite donner aux poursuites engagées contre Thaksin et certains membres de sa famille.

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elections bangkokQuand les militaires de Thaïlande feront le bilan de leurs réalisations en 2007, ils risquent d’avoir des doutes pour savoir si le coup d’État en valait la peine. Certes, ils ont augmenté le budget de la défense d’un bon 35 pour cent (une vilaine habitude chez les militaires, quand ils restent au pouvoir trop longtemps), puis dressé une liste de nouvelles armes à acheter prochainement, dont un sous-marin d’ une valeur de 9,3 milliards de dollars devant être acheté au cours de la prochaine décennie, et ont obtenu quelques postes très lucratifs pour des généraux dans les entreprises d’Etat. Mais était ce vraiment ça qu’attendait les Thailandais après le départ de Thaksin ?

Ils ont aussi promulgué une nouvelle constitution, jugé moins démocratique que la précédente, et qui rend beaucoup plus difficile pour quiconque de monopoliser la scène politique, à la manière de l’ex premier ministre Thaksin Shinawatra et de son parti le Thai Rak Thai de 2001 à 2006.

Enfin une nouvelle loi sur la sécurité intérieure a été adoptée en catimini un jour avant les élections générales du 23 décembre afin d’institutionnaliser un rôle de premier plan des militaires dans les questions de sécurité (y compris en cas de futures crises politiques) et de rétablir l’Internal Security Operations Command (peu recommandable institution responsable de nombreuses violations de droits de l’homme par le passé) comme un acteur clé dans les provinces.

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Les premières estimations des sondages à la sortie des urnes donnent le PPP, qui regroupe les partisans de l’ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, largement gagnant. Selon un premier sondage de la Suan Dusit Rajabhat University, le PPP l’emporterait avec 256 sièges, contre 162 à son principal adversaire le Parti Démocrate, dirigé par Abhisit Vejjajiva, formé à Eton et à Oxford. Cependant un autre institut de sondage ne crédite le PPP que de 206 sièges, ce qui l’obligerait à former un gouvernement de coalition.

Même s’il ne s’agit que de premières estimations a considérer avec prudence, elles montrent bien que le coup de force de l’an dernier n’a pas réussi à atteindre la popularité de Thaksin, élu en 2001 et en 2005 grâce a des mesures comme la réduction du coût des soins médicaux et des subventions aux agriculteurs.

Après quinze mois d’exil, et de multiples poursuites judiciaires pour corruption, il demeure qu centre de la vie politique et suscite encore des passions chez ses partisans comme chez ses détracteurs.

Quelque-soit le résultat définitif des élections, de nombreux observateurs font valoir qu’il est peu probable que les militaires laissent le PPP gouverner alors qu’il a promis un retour de Thaksin aux affaires en cas de victoire.

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