Coup dur pour la Thaïlande qui se retrouve en compagnie de la Malaisie et du Vietnam pour le classement 2009 de la liberté de la presse dans le monde de RSF. En Thaïlande, l’affrontement sans fin entre "chemises jaunes" et "chemises rouges" a eu un effet très négatif sur le travail de la presse. Le royaume se positionne aujourd’hui à la 130e place.
Le roi de Thaïlande n'est pas rancunier : il a gracié et libéré l'écrivain australien incarcéré pour insulte à la famille royale. Harry Nicolaides aura passé près de 6 mois en prison depuis son arrestation à Bangkok au mois d'aout dernier, alors qu'il s'apprêtait à prendre l'avion pour quitter la Thailande.
Professeur associé de sciences politiques à l'Université de Chulalongkorn à Bangkok, Giles Ji Ungpakorn, qui possède la nationalité britannique et thaïlandaise a quitté la Thaïlande à la fin de semaine dernière, après avoir été accusé de lèse majesté par les autorités thaïlandaises. Un crime puni très sévèrement par les tribunaux, et qui peut entrainer des peines de trois à quinze ans de prison
L'organisation de défense de la presse basée à Paris, Reporters sans frontières condamne la nouvelle attaque dont a fait l'objet la station de télévision satellitaire ASTV, le 28 novembre 2008, à Bangkok. Les locaux de la chaîne, propriété de Sondhi Limthongkul, l'un des leaders de l'Alliance populaire pour la démocratie (PAD), ont été la cible de coups de feu et de jets de grenades. A Bangkok, une radio progouvernementale a été attaquée et, à Chiang Mai, l'animateur d'une station favorable à l'opposition a été tué.
Avec ce nouveau meurtre, le bilan s'alourdit en Thailande :c'est le quatrième journalisme assassiné depuis le début de l'année dans le royaume, autrefois considéré comme un modèle dans la région pour la liberté de la presse. Ce meurtre intervient alors que la Thailande connait une nouvelle période de tensions avec les récentes manifestations, et qui plus est dans une province proche de Bangkok. Le modus operandi des tueurs est, selon les premières constatations, celui de tueurs à gages.
Selon communiqué de l'ONG basée à Paris Reporters sans frontières, le journaliste Jaruek Rangcharoen, correspondant pour le quotidien de langue Thaie "Matichon" (Bangkok) a reçu plusieurs balles dans la tête alors qu'il faisait ses courses dans un marché proche de son domicile. Sa mort serait liée aux enquêtes qu'il menait sur la corruption des administrations locales. Reporters sans frontières s'est déclarée "indignée par l'assassinat, le 27 septembre 2008, de Jaruek Rangcharoen, correspondant pour le quotidien Matichon dans la province de Suphanburi (Centre)."
L'association de défense de liberté de la presse Reporters sans frontières et la Burma Media Association expriment leur joie immense à l'annonce de la libération le 23 septembre 2008 du célèbre journaliste U Win Tin après dix-neuf ans de détention. Il est sorti de la prison d'Insein, vêtu de son costume de détenu, après avoir bénéficié d'une libération anticipée décidée par la junte militaire avant les élections prévues en 2010.
La famille royale n'est pas un sujet sur lequel il est recommandé de s'étendre trop longuement ou trop précisement en Thaïlande : l’écrivain australien Harry Nicolaides vient de faire les frais d'une législation très sévère en la matière. Il a été arreté à l’aéroport de Bangkok le 31 août 2008, alors qu’il était en partance pour l’Australie. Il est accusé de crime de lèse-majesté en raison de la publication d’un livre en 2005, intitulé Verisimilitude, dans lequel il critique le gouvernement thaïlandais. Il est actuellement détenu à Bangkok.
Reporters sans frontières s'inquiète de la décision du gouvernement de restreindre la liberté de la presse dans le cadre de l'état d'urgence proclamé le 2 septembre. RSF appelle également le mouvement d'opposition PAD (People's Alliance for Democracy) à ne pas s'en prendre aux médias, notamment ceux qui soutiennent le gouvernement. L'état d'urgence ne doit pas porter atteinte aux droits humains, s'inquiète aussi Amnesty International qui demande au gouvernement thaïlandais de lever les restrictions relatives à la liberté de parole contenues dans le décret sur l'état d'urgence promulgué le mardi 2 septembre. "Nous redoutons que l'état d'urgence ne serve à faire taire certains médias. Il n'y a pas de raison de restreindre la libre circulation de l'information et le pluralisme, tant qu'aucun appel à la violence n'a été lancé par des médias. Certes, les journalistes doivent éviter d'être impliqués dans des débordements partisans, mais ce n'est pas au gouvernement de décider qui a le droit d'informer ou pas.
Un journaliste a été tué et un autre grièvement blessé dans un attentat à la bombe dans le Sud de la Thaïlande, une région à majorité musulmane, où plusieurs groupes terroristes défient le pouvoir central. L'ONG française basée à Paris "Reporters sans frontières" s'est déclarée indignée par l'attentat qui a coûté ...