La censure en Thaïlande s’est considérablement développée depuis environ trois ans c’est-à-dire depuis la promulgation controversée du Computer Crime Act, une loi que les critiques et les experts disent avoir eu un impact très préjudiciable sur la liberte d’ expression dans le royaume.
Reporters sans frontières s’inquiète également des conséquences à long terme pour la liberté de la presse des restrictions imposées par le gouvernement et l’armée en marge de l’état d’urgence.
Les lecteurs du magazine de voyage "Travel and Leisure" ont élu Bangkok comme étant la meilleure ville au monde, selon un sondage effectué chaque année par le magazine.
Après avoir relancé la campagne "Amazing Thailand" à destination des touristes étrangers pour les inciter à venir visiter la Thaïlande, et pour faire oublier les évènements survenus à Bangkok, la Tourism Authority of Thailand (TAT) diffuse un nouveau spot, cette fois-ci à destination des Thaïlandais.
Alors que les autorités de Bangkok ont mis en place une commission d'enquête pour faire la lumière sur les violences commises lors des affrontements entre les forces de sécurité et les chemises rouges en avril et mai 2010, Reporters sans frontières publie un rapport sur dix cas graves d'atteinte à la sécurité des journalistes et à la liberté de la presse.
Toujours plus : cela semble être le mot d'ordre des censeurs thaïlandais lorsqu'il est question de l'internet. Selon le site thaïlandais Manager les ministres des TIC, de la Justice et de la Culture, en signant un accord pour protéger la monarchie des cyber-attaques, annoncent avoir fermé 43 000 sites web diffamant la monarchie et trois mille autres attendent l'ordre de fermer.
Reporters sans frontières condamne les violences des manifestants "chemises rouges" contre les journalistes, ainsi que la violation sans fin du droit à l'information par le gouvernement thaïlandais.
Les locaux du Bangkok Post, le principal quotidien de langue anglaise en Thailande ont été évacué, pour des raisons de sécurité, car ils sont situés à proximité de la zone des affrontements entre l'armée et les chemises rouges.
Reporters sans frontières appelle l’armée thaïe et les chemises rouges à garantir la sécurité des journalistes qui couvrent les affrontements actuels à Bangkok après que deux reporters, un cameraman de France 24 et un photographe de Matichon, ont été blessés.
Le conflit ouvert entre l'opposition et le gouvernement s'est une fois plus centré autour du rôle des médias. Un des tournants de la crise a eu lieu lorsque le gouvernement a décidé de couper la diffusion de la chaine PTV, jugée trop favorable aux "chemises rouges". Les manifestants rendus furieux par cette censure se sont alors dirigés vers le siège de la chaine, a environ 50 km de Bangkok, et ont réussi a imposer la reprise temporaire des émissions.