juin
19
Où va la Thaïlande ?
Catégorie economie, politique | 1 Commentaire
Motion de censure, manifestations quotidiennes de l’opposition et inflation galopante: le gouvernement Samak se trouve dans une position difficile. Presque deux ans après le coup d État de septembre 2006, la situation en Thaïlande apparaît plus imprévisible que jamais. Personne ne croit en la longévité de l’actuel gouvernement, dont le premier ministre est un homme politique usé ne jouissant d’aucune crédibilité.
mai
28
Moins d’un an après le référendum approuvant la Constitution de 2007, les Thaïlandais pourraient avoir à ce prononcer une nouvelle fois sur une modification de la charte entrée en vigueur depuis le mois de septembre dernier. Le Premier ministre thaïlandais, Samak Sundaravej, a annoncé que l’organisation d’un référendum national sur un amendement de la Constitution était programmée par son gouvernement.
mai
24
L’alliance du peuple pour la démocratie ( People’s Alliance for Democracy), coalition anti Thaksin, appelle à une grande manifestation dimanche prochaine dans le centre de Bangkok, autour du Democracy Monument pour protester contre une éventuelle modification de la Constitution thaïlandaise. Lire la suite
mai
5
En apparence rien n’a changé en Thaïlande : des élections démocratiques ont eu lieu l’année dernière et mis en place un nouveau gouvernement qui a consacré la victoire du PPP, c’est à dire des partisans de Thaksin. Mais dans les coulisses, la bataille fait rage avec comme enjeu, une très contestée réécriture de la Constitution écrite par les militaires après le coup d’Etat de septembre 2006.
fév
28
Trois ans de crise politique, un coup d’Etat militaire en septembre 2006 et, plus récemment, une élection générale, n’ont pas changé grand chose à la situation politique en Thaïlande.
Rarement un homme politique absent et banni de son pays aura été aussi bavard: en exil, poursuivi par la justice de son pays, son parti dissout et ses biens mis sous séquestre, Thaksin a toujours continué à faire la une de l’actualité en Thailande. De ce point de vue le bilan du nouveau gouvernement est un échec total : non seulement l’ex premier ministre n’a rien perdu se sa popularité auprès de son électorat, mais le PPP (People Power Parti) qui se réclame de lui,a remporté haut la main les élections.
fév
7
Sans surprises, le nouveau gouvernement de la Thailande est en majorité composé de fidèles lieutenants de l’ex premier ministre Thaksin Shinawatra. Un exécutif dont le choix semble davantage basé sur les affinités personnelles et politiques, que sur les compétences.
Le nouveau ministre des Affaires étrangères est Noppadon Pattama, l’avocat et conseiller juridique de la famille Shinawatra, qui commence ainsi sa carrière d’homme politique. Il est surtout connu pour ses déclarations en défense de Thaksin, lorsque l’ex-premier ministre a été accusé de corruption. Il a obtenu une maîtrise en droit à l’Université de Thammasat et à l’Université d’Oxford.
jan
30
Le roi de Thaïlande a approuvé la nomination de Samak Sundaravej, 72 ans, chef du Parti du pouvoir du peuple (PPP), comme 25e Premier ministre de Thaïlande, officialisant ainsi la victoire des partisans de M.Thaksin aux premières élections depuis le putsch de septembre 2006.
Cette décision n’a sans doute pas été très agréable à prendre pour le roi de Thaïlande Bhumibol Adulyadej, qui a fêté cette année son 80e anniversaire et qui est immensément révéré par ses sujets qui se tournent systématiquement vers lui en temps de crise.
jan
7
La cour suprême de Thailande se réunit cette semaine pour commencer à examiner plusieurs recours en annulation du résultat des élections du 23 décembre dernier. Le motif invoqué tient à l’illégalité du PPP (parti pro Thaksin) qui serait considéré comme une reconstitution du TRT (Thai rak thai, parti de Thaksin) dissout en mai 2007, et à des achats de voix effectué pendant le scrutin par 65 candidats du PPP.
La nouvelle a été plutôt mal accueillie par les partisans du PPP, et son leader M.Samak a évoqué une “main sale” (dirty hand) qui cherche à priver le PPP de sa victoire. Le parti Démocrate, principal rival du PPP pendant les élections a aussitôt répondu que la seule main sale dont il ait connaissance, est celle qui “achète les électeurs”.
jan
3
Voilà une nouvelle qui a probablement fait grimacer les généraux thailandais. Thaksin Shinawatra a déclaré dans une une interview à la chaîne de télévision thaïlandaise TITV qu’il voudrait retourner en Thaïlande en avril 2008. Il s’agirait bien entendu du nouvel Thai ou Songkran (nouvel an traditionnel de la Thaïlande du 13 au 15 avril).
Thaksin n’a donc pas attendu très longtemps avant de tirer les conséquences de la victoire du PPP aux élections du 23 décembre dernier. Son retour en Thailande risque cependant de renforcer le climat conflictuel qui règne depuis quelques années.
Thaksin Shinawatra, tout comme 111 cadres de l’ancien parti au pouvoir, Thai Rak Thai, ne peut exercer d’activités politiques pendant cinq ans suite à la dissolution de son parti en mai pour fraudes électorales. En outre une des questions délicates à régler pour le futur gouvernement sera de décider quel suite donner aux poursuites engagées contre Thaksin et certains membres de sa famille.
déc
24
Quand les militaires de Thaïlande feront le bilan de leurs réalisations en 2007, ils risquent d’avoir des doutes pour savoir si le coup d’État en valait la peine. Certes, ils ont augmenté le budget de la défense d’un bon 35 pour cent (une vilaine habitude chez les militaires, quand ils restent au pouvoir trop longtemps), puis dressé une liste de nouvelles armes à acheter prochainement, dont un sous-marin d’ une valeur de 9,3 milliards de dollars devant être acheté au cours de la prochaine décennie, et ont obtenu quelques postes très lucratifs pour des généraux dans les entreprises d’Etat. Mais était ce vraiment ça qu’attendait les Thailandais après le départ de Thaksin ?
Ils ont aussi promulgué une nouvelle constitution, jugé moins démocratique que la précédente, et qui rend beaucoup plus difficile pour quiconque de monopoliser la scène politique, à la manière de l’ex premier ministre Thaksin Shinawatra et de son parti le Thai Rak Thai de 2001 à 2006.
Enfin une nouvelle loi sur la sécurité intérieure a été adoptée en catimini un jour avant les élections générales du 23 décembre afin d’institutionnaliser un rôle de premier plan des militaires dans les questions de sécurité (y compris en cas de futures crises politiques) et de rétablir l’Internal Security Operations Command (peu recommandable institution responsable de nombreuses violations de droits de l’homme par le passé) comme un acteur clé dans les provinces.









