Proche de l’opposition, le journaliste cambodgien Khim Sam Bo, a été abattu en compagnie de son fils. Reporters sans frontières espère une élucidation rapide de l’assassinat dont ont été victimes, le 11 juillet 2008 à Phnom Penh, le journaliste Khim Sam Bo, 47 ans, et son fils de 21 ans, Khat Sarin Pheata. Khim Sam Bo travaillait pour le quotidien en langue khmère Moneakseka Khmer (”Conscience khmère”) affilié au parti Sam Rainsy, la principale formation d’opposition. Cet assassinat intervient à la veille des élections générales, prévues le 27 juillet.

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La junte birmane n’aime pas beaucoup les journalistes: elle préfère le huis clos qui protège des regards indiscrets de la communauté internationale.  Les généraux ne veulent pas de témoins, et la presse n’est pas bienvenue en Birmanie pour rendre compte des conséquences du cyclone, et surtout de l’attitude du gouvernement.

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Les généraux birmans ne veulent pas de témoins: la presse n’est pas bienvenue en Birmanie pour rendre compte des conséquences du cyclone Nargis, dont le bilan ne cesse de s’alourdir. Une attitude cohérente, puisqu’il semble que les autorités birmanes aient été prévenues de la catastrophe une semaine à l’avance par la Thaïlande (voir post précédent), sans rien faire pour préparer la population.

Reporters sans frontières et la Burma Media Association exhortent les autorités birmanes à accorder des visas aux journalistes étrangers qui veulent se rendre dans le pays pour couvrir les conséquences du cyclone qui a ravagé le pays. Plusieurs reporters munis de visas de touristes ont été refoulés à leur arrivée dans l’ancienne capitale Rangoon. Les deux organisations demandent également la levée de la censure préalable imposée aux médias birmans. Lire la suite

Pekin 2008 RSFLe bilan des jeux de la honte en Chine s’alourdit de jour en jour avant même qu’ils aient commencés. Le Vietnam a tenu ses promesses de fermeté à l’encontre de ceux qui veulent faire entendre la voix de la liberté dans les pays communistes malgré “l’amitié spéciale entre le Viêt-nam et la Chine” qu’incarne le parcours de la flamme olympique.

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Les jeux de la honte à Pekin ne sont pas seulement une fantastique opération de relations publiques pour les massacreurs du Tibet: ils font aussi des victimes co-latérales, parmi ceux qui osent s’opposer au régime chinois et à ses alliés.

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Le film censuré d’Apichatpong Weerasethakul devrait sortir bientôt dans quelques salles de Bangkok, mais pas dans sa version complète, puisque les censeurs ont maintenu leurs exigences. Les scènes censurées seront remplacées par des écrans noirs, une manière pour le réalisateur de faire prendre conscience au public de la censure.
Après avoir lutté contre la censure de son film pour près d’un an, Apichatpong Weerasethakul va enfin projeter son célèbre “Sang Sattawat” (Syndromes and a Century), avec le silence, et le noir à l’écran pour remplacer les six scènes coupées par les censeurs thaïlandais. Lire la suite

Pour dénoncer la censure exercée par les gouvernements et réclamer plus de libertés sur Internet, Reporters sans frontières appelle à manifester dans neuf pays ennemis du Net. Durant 24 heures, du mercredi 12 mars à 11h jusqu’au jeudi 13 mars à 11h (heure de Paris, GMT +1), les internautes pourront créer un avatar, choisir le message de leur banderole et prendre part à l’une des cybermanifestations qui auront lieu en Birmanie, en Chine, en Corée du Nord, à Cuba, en Egypte, en Erythrée, en Tunisie, au Turkménistan et au Viêt-nam.

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Reporters sans frontières lance la première Journée internationale pour la liberté d’expression sur Internet sous le patronage de l’Unesco. A cette occasion, l’organisation renouvelle son opération "24h contre la censure" le 12 mars et appelle les internautes à se mobiliser sur le site www.rsf.org.

Il s’agit bien entendu d’une manifestation virtuelle dans un monde crée pour l’occasion sur Internet, sur le modèle de "second life". La Birmanie figure parmi les neuf pays ennemis du Net concernés par cette initiative avec Cuba, Chine, Corée du Nord, Egypte, Erythrée, Tunisie, Turkménistan et Viêt-nam. Actuellement, 63 cyberdissidents sont derrière les barreaux pour avoir usé de leur droit à la liberté d’expression sur le Web. La Chine reste la plus grande prison pour les journalistes en ligne et les blogueurs.

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La Thaïlande n’est pas, loin s’en faut le plus mauvais élève de la région Asie, et le rapport 2008 de reporters sans frontières s’ouvre logiquement sur le tragique cliché du photographe japonais abattu à bout portant par un soldat birman.

rsf “En 2007, le continent asiatique s’est transformé en champ de bataille pour les journalistes. Dix-sept d’entre eux ont été tués et près de six cents ont été agressés ou menacés de mort. Rien qu’au Pakistan, deux cent cinquante reporters ont été arrêtés par les forces de sécurité, après avoir été bien souvent matraqués. Ils couvraient les marches organisées contre le président Pervez Musharraf ou manifestaient eux-mêmes contre les restrictions qui leur étaient imposées dans le cadre de l’état d’urgence.

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Les généraux birmans subitement touchés par le virus de la démocratie ? On aimerait pour voir y croire, mais le casier judiciaire de la junte actuellement au pouvoir invite plutôt à la retenue.

Un reférendum dès le mois de mai, et des élections en 2010 : voilà une précipitation qui ne colle pas trop avec les habitudes des têtes galonnées qui président aux destinées de la Birmanie depuis plus de 45 ans.

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