Le gouvernement thaïlandais a récemment permis de régulariser près d'un million de travailleurs migrants précédemment sans-papiers.
Selon l'organisation Human Rights Watch (HRW) le gouvernement thaïlandais devrait agir rapidement afin de mettre un terme aux exactions policières, aux lois et politiques discriminatoires à l'encontre des travailleurs migrants et de leurs familles.
Les autorités thaïlandaises ont confirmé que, malgré les protestations des groupes des droits de l'homme, ils pourraient renvoyer jusqu'à 1,4 millions de travailleurs migrants. Selon la nouvelle loi promulguée le mois dernier, ils doivent achever les nouvelles procédures de contrôle de leur nationalité d'ici à la fin du mois de février.
Cette édition comporte un article sur la Thaïlande consacré essentiellement à la situation politique sous le titre "Thaïlande, le mythe de l'unité implose".
Parce qu'elle occupe une position centrale dans une région au passé mouvementé, la Thaïlande a servi, et sert encore, de terre d'asile à un grand nombre de minorités souvent persécutées dans leur propre pays. Aujourd'hui encore, les populations proche des frontières thaïlandaises avec le Laos ou la Birmanie regardent vers la Thaïlande pour échapper à la répression, ou à la pauvreté.
La nouvelle condamnation de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi a déclenché un tollé au sein de la communauté internationale, et l'Union européenne a été la première à réagir avec l'annonce de nouvelles sanctions contre la junte au pouvoir en Birmanie.
A quoi sert l'aide humanitaire ? A apporter une aide d'urgence aux victimes de catastrophes naturelles bien entendu. Mais ce faisant les acteurs de ces interventions sont-ils toujours bien conscients des conséquences de leur aide à long terme ?
La guerre déclenchée par les généraux birmans contre la minorité ethnique Karen est aussi un défi pour la Thaïlande, qui une fois de plus sert de refuge à des ethnies persécutées par des pays voisins. Cette nouvelle offensive intervient aussi sur fond de tension entre les deux pays riverains.
Abhisit Vejjajiva, le Premier ministre de Thaïlande a demandé à la junte militaire au pouvoir en Birmanie de libérer le leader pro-démocratie Aung San Suu Kyi et d'autres prisonniers politiques dans les plus brefs délais afin de promouvoir la démocratie et la réconciliation nationale, comme convenu lors du sommet de l'Asean (l'Association des Nations du Sud-Est asiatique ) .
C'était il y un an, en avril 2008 : 54 travailleurs clandestins birmans étaient retrouvés morts asphyxiés, entassés à l'arrière d'un camion transportant habituellement du poisson. Après un moment d'émotion médiatique intense, le sujet était rapidement retombé dans l'oubli.