La résilience de l 'économie thaïlandaise a encore de quoi surprendre les économistes les plus blasés : en commençant par une croissance de 12% de son produit intérieur brut au cours du premier trimestre de 2010, soit son meilleur taux de croissance de près de 15 ans, ...
Le premier ministre actuel, contrairement à ce que certains dans la presse mondiale ont prétendu est à ce poste en toute légalité, élu par une coalition parlementaire avec l’appui des voix de parlementaires ayant retourné leur veste (anciennement pro-Thaksin). Il n’est en aucun cas le « bénéficiaire » du coup d’état, puisque deux ministres pro-Thaksin l’ont précédé depuis le retour de l’armée dans ses casernes.
Le Rapport mondial 2009 sur le développement humain publié par les Nations unies rapporte que la Thaïlande est l’une des sociétés les plus inégalitaires d’Asie. Les 20 % de la population en haut de l’échelle touchent 55 % du revenu national comparé aux 4,3 % du quintile le plus pauvre..
On part ou on part pas ? L'opposition thaïlandaise semble embringuée dans un cycle de négociations internes interminables, sur le rythme de la conga cubaine : trois pas en avant, deux pas en arrière. En théorie les dirigeants de facto du mouvement ont accepté la proposition du gouvernement, ou "feuille de route", qui doit conduire à de nouvelles élections au mois de novembre.
Les négociations entre l'UDD (chemises rouges) et le gouvernement de la Thaïlande s'enlisent, alors qu'une fraction extrémiste semble prête au pire pour torpiller la "feuille de route" du Premier ministre Abhisit. Seul point positif : les leader des chemises rouges sont apparus à la télévision thaïlandaise pour la première fois avec des T shirts blancs.
Le Premier ministre Abhisit Vejjajiva et chef de l'armée, le général Anupong Paojinda sont apparus ensemble dimanche sur une émission de la télévision nationale thaïlandaise,exposant ensemble leurs points de vue pour régler les problèmes posés par le Front uni pour la démocratie contre la dictature. Extrait de l'émission:
Les manifestations de rue plus ou moins violentes en sont venues à dominer la vie à Bangkok. La dernière en date menace de paralyser pour plusieurs jours le centre ville de Bangkok, pour obtenir la démission du gouvernement.
Près de 100000 «chemises rouges» ont lancé un ultimatum au gouvernement thaïlandais pour qu'il démissionne, et marchent en cemoment vers le camp militaire où s'est retranché l'actuel Premier ministre M. Abhisit Vejjajiva. Celui-ci a annoncé vouloir poursuivre son mandat jusqu'aux prochaines élections prévues fin 2011. La manifestation intervient après la saisie de plus de la moitié de la fortune de l'ex-premier ministre Thaksin, jugé coupable d'abus de pouvoir et de conflit d'intérêts pendant son mandat de 2001 à 2006.
Les organisateurs de la manifestation des « chemises rouges » (UDD) affirment que plus de 100.000 personnes occupent désormais le centre-ville de Bangkok depuis hier midi, quand la police évoquait entre 50.000 et 60.000 manifestants. Une chose est certaine, la Thaïlande est à nouveau au centre de la tempête médiatique en raison d'un conflit politique qui dure depuis maintenant plus de quatre ans.
Le Premier ministre Abhisit Vejjajiva a annoncé l'annulation d'une visite son planifiée en Australie du 13 au 17 mars, selon un porte-parole, du gouvernement. L'opposition thailandaise a prévu d'organiser une gigantesque manifestation à Bangkok à partir du 13 mars, pour demander la démission de l'actuel gouvernement.